Libération (et indemnisation à hauteur de 90.000€) des preneurs d’otages du Ponant (1 otage mort pendant l’assaut)

 

Cet affront à la justice et aux forces armées me conduit aux réflexions suivantes :

 

Il y avait autrefois, au sein des Armées, un service de justice militaire, qui avait pour mission d’instruire les délits en fonction du code de la guerre.

 

Est-il légitime de procéder à des interpellations en dehors des eaux territoriales ? La réponse est non si l’on se réfère au Code Civil. Elle est oui si l’on se réfère aux lois de la guerre.

 

Le Service de justice militaire a été supprimé sous Mitterrand. Il n’avait pas digéré qu’en 1957, alors qu’il était ministre de la Justice, le procès de Michel Debré, compromis dans l’attentat contre le Général Salan, ait été retiré de sa juridiction, pour être confié à la justice militaire. Cela partait d’un bon sentiment, mais c’était une sottise. Vouloir appliquer la loi civile à des opérations de guerre, c’est tout simplement trahir son camp.

 

Je m’étonne que personne au Ministère de la Défense ne porte plainte contre la justice, ou au minimum contre les juges qui ont rendu cette sentence (libérer et indemniser les Somaliens preneurs d’otages).

 

Dans le même ordre d’idées, il y avait autrefois une organisation territoriale militaire du pays, qui complétait celle des préfectures. L’une ou l’autre devenait prépondérante, suivant que l’on était en état de guerre, ou de paix.

Elle a été supprimée par J. Chirac, sous couvert de l’abandon du service militaire. Les préfets sont donc devenus responsables territoriaux de la Défense du Territoire.

Je pose la question : combien de préfets ont fait l’Ecole de Guerre ? Si la réponse est « pas beaucoup », je pose une seconde question « comment peut-on se prétendre compétent en défense opérationnelle, si l’on n’a pas bénéficié d’une formation adéquate ? ».

 

Pendant que j’y suis, je reviens sur un problème d’actualité : confier la gestion du personnel militaire à des DRH civils. Le but déclaré serait de faire des économies.

En quoi le remplacement d’un officier général, échelle lette, par un fonctionnaire, échelle lettre, fait-il faire des économies ?

Qui plus est, le niveau hors échelle des généraux 5 étoiles correspond à celui des directeurs d’Administration centrale.

Faire croire qu’il y aurait un meilleur rendement à « civiliser » les postes à haute responsabilité militaire est un mensonge :

 

Il y a en France 400 postes de généraux. Si on retire ceux des Ingénieurs d’Armement, des Intendants, des Contrôleurs, des Services de santé, des Essences, etc …on arrive à 220 généraux pour des forces de 220.000 hommes, soit 1 pour 1000.
Quel est le ratio dans les administrations civiles ? Quand je vois que le RAID (pour qui j’ai la plus grande estime) est commandé par un 2 étoiles, alors que ses effectifs sont ceux d’une compagnie d’infanterie, je dis que l’on se moque du monde, et de l’armée en particulier.

 

Il y a dans l’armée française une douzaine de postes « hors échelle » (5 étoiles = directeur d’Administration Centrale) ;

Combien y a-t-il en France de directeurs d’Administration Centrale ? Rien qu’a la DGSE (effectifs de l’ordre de 3.000), il y en a 6 !

 

L’Armée n’a pas à être le refuge des énarques en surnombre en mal d’affectation.

 

Plutôt que de vouloir accaparer les postes militaires qui leur conviendraient, l’Enarchie et la Préfectorale en général devraient commencer par s’intéresser aux problèmes de la Défense de notre pays.

 

Confier le jugement de terroristes à des juges de paix est une monstruosité qui disqualifie moralement nos gouvernants, leurs conseillers et leurs courtisans.