Cette décision  justifie quelques commentaires:

7.000 hommes seront licenciés en 2014. Avec un salaire moyen de 1.500€ par individu et par mois, cela conduit à une économie de 1.500 fois 12 fois 7.000 soit 136 millions d'€.

Cette" économie" est accompagnée des mesures suivantes:

-Aide de 150 millions d'€ pour les territoires les plus touchés! La première année, l'aide électoraliste aux territoires touchés est supérieure à l'économie réalisée. Je fais confiance à la classe politique pour trouver autre chose les années suivantes.
Cette mesure de réduction des effectifs n'est pas destinée à combler notre dette. Elle va au contraire permettre aux politiques de dépenser encore plus.
Au profit de qui?

Continuons notre lecture:
-cession pour 1€ symbolique des   emprises libérées (pas de bénéfice pour l'Etat puisque cela traduit une cession gratuite aux municipalités concernées.)
-mise en place de prêts participatifs au bénéfice des PME,dans le cadre de la Banque Publique d'Investissement (il faut bien justifier l'emploi de Ségolène Royal). Ces prêts participatifs seront accordés suivant le "fait du prince", car on a lu préalablement que "l'instrument privilégié sera le contrat de redynamisation du site Défense". C'est suffisamment vague pour donner au pouvoir socialiste tous les arbitrages, sans aucun contrôle.-un ensemble de mesures financières ou fiscales est prévu pour favoriser des projets d'implantation (on s'éloigne toujours des économies).
-"la mission pour la réalisation des actifs militaires (MRAI) conduira des négociations en vue de la cession des emprises reconnues inutiles au ministère". C'est l'armée qui paie, et ce dépouillement s'ajoute à la braderie du patrimoine des unités dissoutes, puisque celles-ci sont déjà cédées pour 1€ symboliques.
-enfin les unités ne sont pas encore dissoutes, les économies escomptées non réalisées, que déjà le pouvoir politique crée un poste de "préfet "supplémentaire: Mr Henri Masse a été nommé délégué ministériel à la mise en œuvre territoriale de la réforme.

Conclusion:
Il ne s'agit pas de réformer l'Armée. Il s'agit de pirater son budget à des fins électorales et de copinage.
Au train où vont les choses et la diminution des effectifs, le futur DRH des personnels militaires pourrait n'être q.u'un simple contremaître.
Mais cela ne l'empêchera pas de toucher un salaire de directeur d'Administration Centrale.

Il faut bien que les Enarques vivent.