Le Cabinet noir, la légalité et l'abus de pouvoir.

           . Les Services Secrets (de la DGSE ou de la DGSI) sont "légaux" et leur existence est officialisée par la loi.
Mais ce qui est secret ne peut faire l'objet de communication officielle. Ce qui est obtenu par les Services Secrets (sauf s'ils agissent dans la cadre d'une Instruction ordonnée par la Justice) ne peut pas être exploité  ni à charge, ni à décharge lors d'un procès ou d'une enquête, et sa divulgation à toute personne non autorisée est sanctionnable, puisqu'elle porte atteinte au respect de la vie privée.

La naissance d'un Cabinet noir?
A lire Valeurs Actuelles, il y aurait un Cabinet noir composé de hauts fonctionnaires qui agissent en toute complicité, au détriment de la séparation des pouvoirs.
Raisonnons sur un exemple: supposons que Bercy ait des doutes sur le financement de la campagne de Sarkozy. Mais ces doutes ne sont pas prouvés, et Bercy ne peut pas demander à la DGSI de mettre "officiellement" l'ancien Président sur écoute. Seules la Justice peut le faire. Mais celle-ci ne peut pas agir de sa propre initiative: il faut qu'elle soit saisie d"une plainte. Et qui peut déposer plainte? Le premier intermédiaire venu, qui prétendra que Kaddafi a financé la campagne de Sarkozy, fera l'affaire, et permettra l'ouverture d'une instruction. Qui ne débouchera sur rien, mais qui aura permis l'ouverture d'écoutes téléphoniques, et qui resteront ouvertes après le non-lieu del'action engagée,parce qu'elle auront permis de faite apparaître des éléments nouveaux.
Les enquêtes ouvertes contre N. Sarkozy depuis le début du quinquennat Hollande ont donné naissance à d'autres enquêtes, qui sont aujourd'hui en sommeil (mais non éteintes) puisque le "Cabinet noir" est aujourd'hui mobilisé contre Fillon, vainqueur de la primaire de la Droite et du Centre.
cela a supposé la connivence de Bercy (dépendant de Michel Sapin), de la Direction de la Police Nationale (J.Marie Falcone), de la Justice (Robert Gelli, Directeur des Affaires Criminelles) ou de Pierre Valleix, conseiller de F.Hollande pour la Justice. Or ces hautes personnalités n'ont jamais rien fait d'illégal: elles se sont contentées de rendre compte à leur hiérarchie, ou d'eécuter les ordres de cette dernière. Et à part l'Elysée (en la personne d'Alain Zabulon, Directeur adjoint du Cabinet du Président en 2015, ou de JP. Jouyet, Secrétaire Général de l'Elysée), personne n'est habilité à donner des ordres à la fois à la Justice, à la DCPN et à Bercy.

Le Cabinet noir et Fillon.
Les primaires de la Droite et du centre ont rendu inutiles les travaux du cabinet noir contre Sarkozy, puisque Fillon a été désigné candidat de la Droite et du centre.
Mais le Cabinet noir a fait preuve d'une réactivité étonnante. N'ayant rien d'illégal à reprocher à Fillon, et dans l'urgence, c'est le Canard enchaîné qui a été mis à contribution (comme en 73 lors de l'affaire des écoutes, ou en 78 lors de l'affaire des diamants de Giscard...).
S'abritant derrière "le respect du secret des sources", le Canard a pu mettre en cause F.Fillon sur son intégrité morale, au vu des salaires qu'il aurait versés à son épouse pour ses soi-disant activités d'attachée parlementaire...
rien d'illégal dans tout cela, mais qui a justifié l'intervention de Trefin (Bercy) qui n'a rien trouvé de répréhensible mais qui a alors transmis le dossier à la Justice (qui s'est trouvée alors saisie), et comme le Canard Enchaîné apportait de nouveaux éléments, semaines après semaines, celle-ci s'est estimée fondée à mettre l'intéressé en examen...
Dans cette affaire, nous trouvons les mêmes acteurs ministériels que ceux de celle de sarkozy, avec en plus l'intervention de la presse.
Et qui peut coordonner l'action de Bercy, de la Justice, de la Police, et informer le Canaard Enchaîné des salaires perçus par madame Fillon, en dehors de l'Elysée?

Conclusion.
Dans ces deux affaires, l'Elysée s'est visiblement efforcé de disqualifier les candidats de la Droire et du Centre, en toute légalité, en sacrifiant la principe de la séparation des pouvoirs.
Or, la démocratie repose sur deux principes: celui du respect du suffrage universel, et celui de la séparation des pouvoirs.
L'Union Soviétique et l'Allemagne nazie respectait le suffrage universel.
Comme ces deux régimes, celui de F.Hollande ne respecte oas la séparations des pouvoirs.

La dictature n'est pas illégale, elle est simplement innaceptable.            

 

Hervé Le Bideau   28/03/2017