FILLON, Marine LE PEN, FERRAND, de SARNEZ et les autres.

 

Article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1789:

 

" les Hommes naissent libres et égaux en droit."

 

Préambule à la Constitution de la Vème République

 

: le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'Homme, et au principe de souveraineté nationale, tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et aux devoirs définis par la Chartre de l'Environnement de 2004.

 

Article 1 (de la Constitution de la Vème République)

 

" La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion."

 

FILLON, Marine LE PEN, FERRAND, de SARNEZ, et dix neuf députés européens, sont suspectés , en raison de leurs mandats politiques, d'avoir embauché des personnels pour des emplois fictifs, ou d'avoir favorisé l'attribution de marchés mutualistes, à des membres de leur proche famille.

 

Le problème sur le fond, importe peu. Fillon, Ferrand ou Marine Le Pen sont-ils coupables ou innocents? C'est à la justice de la dire, et son jugement, quel qu'il soit, sera accepté par tous.

 

Là où il y a une véritable inégalité, c'est au niveau de l'instruction de ces affaires: que la justice mette en cause les agissements de l'opposition, mais pas ceux des membres de la majorité, viole tant l'Esprit de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, que l'Article 1 de notre Consitution.

 

Le non respect de l'égalité devant la loi est une forfaiture qui délégitimise le pouvoir politique établi. Que le Conseil Constitutionnel ne réagisse pas à cette situation le disqualifie à exercer ses responsabilités.

 

Le pouvoir est placé devant l'alternative suivante: soit il traite de la même façon les agissements des membres de la majorité et de l'opposition- et par là il veille au comportement adéquat des ministères compétents (justice, police, finance), soit il se condamne à n'être que le gouvernement d'une république bananière, avec tout ce que cela comporte. Dans ce contexte une loi de "Moralisation de la vie publique" serait nulle et non avenue.

 

C'est de la légitimité de l'Etat dont il s'agit.

 

 

 

Hervé Le Bideau   1 juin 2017