Primaire de la Droite et du Centre.

 

La primaire de la Droite et du Centre a mobilisé quatre millions de votants, dont un certain nombre d'électeurs de gauche, venus apporter leurs suffrages à A. Juppé, pour combattre N. Sarkozy. Selon les sondeurs, l'importance de ce vote de gauche est estimé entre 10 et 15%.

 

S'ils ne s'étaient pas déplacés, le nombre de votants aurait été de l'ordre de 3,6 millions, Sarkozy et Juppé auraient fini à égalité, ce qui n'aurait eu aucune importance, puisque F. Fillon, fort de ses 1,8 millions de voix, aurait atteint la majorité absolue, et été élu dès le premier tour.

 

Les falsificateurs (et parjures) de gauche et leurs alliés ont infirmé ce scénario qui aurait fait date dans l'histoire, pour l'honneur de la Droite.

 

Mais regardons les chiffres de plus près : la primaire de la Droite et du Centre a rassemblé moins de quatre millions d'électeurs. Au lendemain de la tuerie de Nice, le FN était crédité de huit millions d'intentions de vote.

 

Le vainqueur de la finale ne pourra remporter la présidentielle qu'avec les voix de la gauche, ou du FN. Cette dernière hypothèse est écartée après la défaite de N. Sarkozy (qui, sans céder aux idées du FN, avait su gagner la sympathie de nombreux électeurs de ce parti).

 

Nous aurons donc un président UMPS. Et lors des élections législatives, ce sera encore pire.
Le grand vainqueur de la primaire de Droite, c'est M. Le Pen, qui voit l'élimination de celui qui siphonnait les suffrages des électeurs de son parti, et qui va bénéficier dans un premier temps de la récupération des déçus de la défaite de Sarkozy, puis dans un second temps, de la révolte d'une partie importante de la Droite contre l'UMPS.

 

Ce jour-là, le FN pourra atteindre 50% de voix à toutes les élections.

Après un mois de campagne, les candidats de droite se sont sentis seuls au monde (puisqu'on ne parlait plus de la gauche). La reprise de contact avec les réalités va être brutale.

 

Hervé Le Bideau

22/11/2016