Y a-t-il un lien entre le Général Flynn, James Comey et le gaz israëlien?

Rappel. En 2005, les prospections d'hydrocarbure en Méditerranée faisaient apparaître de gigantesques réserves off shore de gaz, dont les principaux bassins se situaient au sud de la Crête (en zone grecque), au nord de Chypre (en zone turque et grecque),  à l'ouest de la Syrie et du Liban, et enfin à l'ouest d'Israël. Dans le même temps, en 2007, la France et le Qatar montaient un projet de gazoduc reliant le détroit d'Ormuz à la Méditerranée, en traversant la Syrie. Enfin, à la même époque, les Etats-Unis décidaient d'exploiter leurs gaz de schiste et pétroles bitumineux, pour retrouver leur indépendance en énergie. Or, ce dernier projet nécessitait un prix élevé du pétrole, car les pétroles et gaz de schiste coûtent très cher à produire. La crise économique de 2008 permit au cours du baril de frôler les 150$. Le succès de l'entreprise américaine était assuré. Mais la production massive d'hydrocarbures américains allait tirer rapidement à la baisse les cours du pétrole. Il était alors de l'intérêt des USA de bloquer tous les autres projets  permettant d'alimenter le marché européen, pour empêcher le prix de redescendre au dessous du seuil de rentabilité américain (à l'époque vers 80$, aujourd'hui 50). Pour cela, les guerres inhérentes aux "Printemps arabes"(destruction de la Libye, grand producteur de pétrole), la guerre en Syrie (bloquant le projet franco-qatari et l'exploitation du gaz libano-syrien de Méditerranée), et l'implication de la Turquie dans cette dernière, bloquent l'exploitation du gaz méditerranéen, au nord et à l'est de Chypre. Pour la partie sud de la Crête, la faillite économique (provoquée?) de la Grèce permit à la société américaine Noble Energy (qui compte parmi ses dirigeants Bill Clinton) d'acquérir les droits grecs (l'exploitation n'a toujours pas commencé). En échange, la même société Noble Energy, basée au Texas, participe avec les sociétés israëliennes du groupe Delek depuis les années 2010, à l'exploitation du gigantesque gisement Leviathan, situé à l'ouest de d'Israël, et au nord de Gaza (à ce jour,les palestiniens n'ont pas bénéficié des retombées de cette exploitation.

Les faits nouveaux. Selon Al Jazeera, les ministres de l'énérgie d'Israël, de l'Italie et de Chypre, ainsi que le commissaire de l'Union Européenne pour l'action climatique et de l'énergie, ont signé une déclaration commune pour construire un pipeline qui amènerait le gaz depuis Israël à travers Chypre et la Grèce, jusqu'en Italie.

Conséquences. Ce projet constitue un casus belli avec les producteurs pétroliers américains. Pour la première fois depuis 1948, les intérêts d'Israël s'opposent frontalement à ceux des producteurs américains. Or, c'est un sujet sur lequel les intérêts américains semblent divergents; les Républicains de Trump semblent favorables aux producteurs US, tandis que les Démocrates de H. Clinton seraient du côté d'Israël. Des informations du mois denier, publiées dans un journal américain, apportaient des précisions sur le limogeage du Général Michael Flynn de son poste de conseiller à la Sécurité Nationale. Selon le journaliste, après avoir quitté l'armée (il était chef des Renseignements de l'Armée), il a travaillé dans une société de conseil, dont l'activité principale était de faciliter la commercialisation du gaz israëlien.

Flynn aurait donc été limogé de son poste par Trump parce qu'il défendait les intérêts d'Israël contre ceux des USA.

Sa relation avec les Russes est un prétexte, destiné à masquer la crise qui coupe les Etats-Unis en deux, entre Républicains nationalistes, et Démocrates, favorables à Israël.

C'est  en représailles que le camp pro Israël aurait provoqué la disgrâce du directeur du FBI James Comey qui avait provoqué la défaite électorale de Hillary Clinton, et sans doute ouvert les yeux de Trump sur Flynn, car ce n'est évidemment pas la CIA (proche des Clinton et inspiratrice de la politique américaine au proche et moyen Orient) qui s'en est chargée.

Une fois de plus, la Russie a servi d'exutoire à ce règlement de comptes interne. Poutine semble se prêter à ce jeu avec complaisance. Il fait tout pour ne pas mettre Trump en difficulté.

Les Etats-Unis connaissent une période de divisions qui rappelle celle de 1940 (quand l'opinion américaine était favorable à Hitler, par opposition aux communistes) ou de 1962 (quand les pétroliers américains avait fait assassiner John Kennedy).

Une question cependant se pose: que vient faire l'Europe dans cette affaire?Allons nous trouver dans le camp d'Israêl,des Rostchild et des Clinton, contre celui de Trump et Poutine?